Deuxième prix au Concours international de poésie « Castello Di Duino »

J’ai la joie de vous annoncer que j’ai remporté le deuxième prix au Concours international de poésie « Castello Di Duino », organisé sous le haut patronage de l’UNESCO !

Il s’agit d’un concours particulièrement renommé dont le but est de promouvoir la poésie auprès de la jeunesse. Toute personne âgée de moins de trente ans peut y participer en envoyant un poème dans n’importe quelle langue, à condition de l’accompagner d’une traduction en anglais ou en italien. Cette année, plus de mille poètes venant du monde entier ont soumis leur œuvre à son jury prestigieux.

Trois prix et une vingtaine de mentions ont été attribués. J’ai eu l’honneur de recevoir le deuxième prix, en présence du Consulat de France.

La cérémonie de remise des prix s’est déroulée le dimanche 2 avril au Château de Duino, en Italie. Le lieu est réputé pour ses panoramas d’exception sur la mer Adriatique et les falaises de Sistiana mais aussi pour avoir hébergé et inspiré le poète Rainer Maria Rilke.

Photographie de Daniel Molina García – licence creative commons CCO

Je pourrais vous parler pendant des heures de Rilke… Je pourrais vous dire à quel point son œuvre m’a marqué. Je pourrais vous inviter à écouter la vibrante interprétation qu’a faite Barbara de « Lettres à un jeune poète ». Je pourrais vous décortiquer ses fameuses élégies que j’ai relues quelque part au-dessus de la mer Méditerranée dans un petit avion aux ailes surlignées de vert.

Mais, je préfère vous parler des autres poètes de Duino, ceux que j’ai eu la chance de rencontrer grâce à ce prix. En effet, avec les lauréats, j’ai été invité à passer trois jours en Italie à l’occasion du Festival de poésie. Nous avons logé à Trieste, une ville voisine de Duino située au bord de la mer Adriatique.

Photographie de Trieste par mon ami Alan Bojórquez Mendoza

De nombreuses activités nous réunissant étaient prévues. Aussi, j’ai rapidement sympathisé avec les autres poètes et notre guide Pjer. Je garde un éminent souvenir du poète allemand Jakob et de sa muse Coline, de nos ballades le long du port à la tombée de la nuit à refaire le monde. Il y a aussi mes fidèles complices, Alan le poète et photographe mexicain ainsi que Gabriel, le jeune et talentueux auteur argentin (« el pibe de oro »). Et enfin Lucía la poétesse espagnole, qui parle toutes les langues ou presque et qui peut vous faire découvrir mille oeuvres autour d’un spritz.

À tous, je salue leur talent. Leurs poèmes, que j’ai pu lire en langue originale et en anglais, m’ont particulièrement touché. Quant au mien, je vous le partagerai bientôt sur ce blog si cela est possible. D’ailleurs, pour sa traduction en anglais, je tiens à remercier Sophie Bourdieu. Même si je me débrouille avec la langue de Shakespeare, je n’aurais pas pu atteindre cette qualité sans son aide amicale.

En récompense pour mon travail, le jury m’a remis une coupe magnifique, un diplôme ainsi qu’un livre d’art. J’ai également reçu une somme d’argent, dont je m’engage à remettre une partie à l’association Médecins du monde.

Les poèmes des lauréats, dont je fais partie, seront publiés dans un recueil. Ils pourront être lus dans leur langue originale, mais aussi en anglais et en italien.

La presse italienne a parlé de moi à plusieurs reprises. Ex. : http://www.paeseitaliapress.it/news_4653_Trieste-I-vincitori-del-XIII-Concorso-Internazionale-di-Poesia-e-Teatro-Castello-di-Duino.html

Je termine cet article par une note humoristique. Le trophée remis par le jury est magnifique… mais il est aussi bien trop grand pour ma valise ! Le lendemain de la cérémonie de remise des prix, synonyme de retour en France, j’ai dû me déplacer avec une coupe à la main une bonne partie de la matinée. D’abord à pied jusqu’à la gare routière, puis en bus jusqu’à l’aéroport. Une fois à l’aéroport, j’ai pu me procurer un sac assez grand pour la transporter. Dans l’intervalle, des quidams ainsi que certains membres du personnel de sécurité de l’aéroport sont venus me parler pour savoir ce que j’avais gagné ! Cet épisode m’a vraiment fait beaucoup rire !

 

Édit : Le journal La Montagne Noire m’a consacré un encart dans son édition du 12 mai 2017.

Édit n° 2 : Le don à Médecins du Monde a été effectué.

Édit n°3 : La Dépêche du Midi a consacré un très bel article sur la publication du recueil Generazioni !

Édit n°4 : À ma plus grande surprise, j’ai eu l’immense honneur de recevoir une lettre du Maire de Toulouse me félicitant pour mon prix et ma publication. Je ne m’attendais pas à ce que mes écrits trouvent autant d’écho. Toulouse est chère à mon cœur et je suis fier d’avoir pu la représenter.

Édit n°5 : Pendant ce temps, quelque part en Italie, on lit des traductions de mes poèmes à un festival de littérature…

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Quelques mots sur L’Imagina’Livres

Imagina'livres

Organisé par l’association l’Imagina’rium au sein de l’Université Toulouse Jean Jaurès, L’Imagina’Livres est un salon dédié aux littératures de l’imaginaire (fantastique, fantasy, science-fiction, steampunk, etc.).

J’ai eu le bonheur d’être invité en tant qu’auteur à sa deuxième édition ! J’adore participer à ce genre de manifestation littéraire. C’est l’occasion d’aller à la rencontre des lecteurs mais aussi d’échanger avec d’autres écrivains ainsi que les différents acteurs du livre (éditeurs, illustrateurs, critiques, libraires, associations de jeunes auteurs).

L’Imagina’Livres a tenu toutes ses promesses. J’ai fait de très belles rencontres, sympathisant avec de nombreux intervenants. J’ai aussi été très touché par l’accueil particulièrement chaleureux du lectorat. Amarante a plu, et une vingtaine d’exemplaires a trouvé un propriétaire. Je pense que la magnifique couverture réalisée par Senyphine n’est pas étrangère à ce succès.

Un grand merci à l’association l’Imagina’rium pour ce magnifique salon ! Merci également aux bénévoles qui étaient aux petits soins des auteurs !

Édit : À l’occasion de ce salon, j’ai été interviewé, avec d’autres auteurs, par le vidéaste Jaden Kor. Je vous invite à visionner sa vidéo particulièrement bien faite !

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Interview par Gaëlle Dupille

J’ai été interviewé par Gaëlle Dupille, auteur et membre du collectif Les Fossoyeurs de Rêves ! L’entretien est librement accessible. Pour le consulter, suivez ce lien !

Image : Elegant Themes, Licence libre de droits.

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Salon du livre de l’Université Toulouse II Jean Jaurès

Imagina'livres

Je dédicacerai mes oeuvres au salon littéraire Imagina’Livres de l’Université Toulouse II Jean Jaurès le 17 et 18 mars. Je vous attends nombreux !

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Entretien avec Nicolas Grenier

La Lune vue depuis la navette Discovery, en 2009. (Nasa)

La Lune vue depuis la navette Discovery, en 2009. (Nasa)

PB : Bonjour Nicolas, d’abord, merci d’avoir accepté cet entretien. Vous êtes l’auteur de plusieurs recueils de poèmes dont « Rosetta, suivi de Philae ». Vos textes ont été publiés dans une cinquantaine de revues francophone et internationale. Certains ont été adaptés en musique par des artistes du monde entier. Vous êtes également traducteur, et vos traductions des poèmes de présidents des États-Unis (de Georges Washington à Barack Obama) sont particulièrement (re)connues. Et vous rédigez aussi des articles pour des revues littéraires.

NG : Les revues littéraires sont dirigées par des amoureux de la littérature et de l’écriture, et c’est un honneur que de figurer dans ses revues, petites et grandes. Au moins, ces esprits connaissent le sens des mots et ils ont un goût pour le style. Tout simplement, ces gens-là portent un amour à la poésie, et de cette simplicité, il faut faire l’éloge. Aussi le monde de l’édition et l’université ont-ils déjà su aimer la poésie ? Je me souviendrai toujours du pauvre Arthur Rimbaud, reconnu par son professeur de rhétorique, Georges Izambard, alors que les universitaires ont attendu presque un siècle, pour apprécier son œuvre, grâce à René Étiemble. Il ne faut ensuite faire que peu de cas de la logorrhée universitaire sur les poètes. C’est dommage, car Arthur Rimbaud, ce prodige à l’esprit vif, était déjà dans le caveau familial à Charleville-Mézières, depuis longtemps. La moralité, c’est que l’édition et l’université ont souvent un siècle de retard, sur la réalité du temps présent.

Georges Izambar, le professeur de RimbaudGeorges Izambard

PB : Combien d’heures par semaine consacrez-vous à l’écriture de poèmes ?

NG : Dans l’absolu, la poésie ne sert à rien, mais si ça peut aider à vivre, c’est que c’est peut-être utile à des gens. De surcroît, des milliards de poèmes ont déjà été écrits, ne serait-ce qu’en France au XIXe siècle. Le poète, c’est un artisan qui fabrique des poèmes, mot à mot, et il se place ainsi du côté du menuisier, du charpentier ou du serrurier. Dans son quotidien, le poète peut faire feu de tout bois, à chaque instant. Je dirai qu’il travaille toujours, et cela peut constituer la matière de ses prochains poèmes. Aussi la réalité du monde est tellement violente, bruyante, dégueulasse, que je passerai volontiers toute la journée à écrire des poèmes, mais je n’ai pas de mécène comme Théophile de Viau.

PB : Combien de temps vous faut-il pour écrire un poème ? Retravaillez-vous vos poèmes des années après leur publication ?

NG : Il existe, à mon sens, différentes façons pour faire de la poésie que nous pourrions ainsi résumer : poème-minute, poème-heure, poème-jour, poème-année, poème-vie. Un poème peut, vous le voyez, prendre un certain temps, en fonction de l’état d’esprit du poète. Les plus grands poèmes ont pu être rédigés avec rapidité, si l’on pense à la poésie d’Alfred de Musset. Pour un sonnet, il faut prendre une heure, à condition de rester concentré. Je serai d’ailleurs curieux de savoir le temps que mon ami Joachim du Bellay a pris, pour écrire son recueil de trente-deux sonnets « Les Antiquités de Rome ». Quand un poète fabrique son poème, c’est, comme si c’était la dernière fois de sa vie qu’il l’écrivait. Un poète est habité par tous les poèmes qu’il a pu faire au cours de son existence, et il m’arrive ainsi de repenser à des poésies écrites il y a fort longtemps. De toute façon, j’ai bouclé mon œuvre pour la postérité, et je serai lu au XXIIe siècle, et étudié dans les écoles de la République française. Je ne demande nulle œuvre complète, car je ne veux pas ennuyer les gens, tout au plus une plaquette, avec quelques poèmes, cela sera suffisant, avec aucun nom, comme les poètes anonymes du Moyen Âge.

PB : Vous êtes considéré comme l’un des maîtres du tanka et du haïku en France. Qu’est-ce qui vous plaît dans ces formes poétiques d’origine japonaise ?

NG : J’ai une préférence pour le sonnet, car c’est la plus merveilleuse forme dans l’histoire de la poésie universelle. Dans le sonnet, le génie des poètes français a pu s’exprimer durant les siècles d’or de la poésie française, le XVIe et le XIXe siècles. Aussi je suis fier d’être Français, de vivre en France, la plus grande Nation de la poésie au monde, et d’avoir accès à ce trésor dans le texte. Mais vous savez, la France n’aura rien fait, pour me protéger et me faciliter la vie, dans ma poésie, et c’est fâcheux. Enfin, le sonnet fait plus que jamais partie de l’histoire de l’Europe, puisque cette forme est née au XIIIe siècle à la cour de l’Empereur germain Frédéric II d’Hohenstaufen et s’est diffusée sur tout le continent, de Pétrarque à Shakespeare, jusqu’au XXIe siècle avec Jacques Roubaud. D’ailleurs, l’Europe s’est malheureusement construite sur le politique, l’économie et la culture, ce projet humain aurait dû se fonder autour du sonnet, donc de l’imagination et de la science.

Les formes de poésie japonaise, comme le haïku et le tanka, n’appartiennent aucunement à l’histoire de la poésie française. Elles sont comme les signes de la mondialisation, car elles reposent sur des éléments, tels que la brièveté, la célérité, ou encore la superficialité. La démocratie et le libéralisme économique ont rendu possible le fait que, comme le souligne Joseph Beuys, « tout le monde est artiste », ce qui signe la fin de l’art. On devient « poète » au hasard de la vie, chacun a en soi une nature, qui le pousse à agir d’une façon ou d’une autre. D’un point de vue poétique, la production de haïkus et de tanka contemporains ne présente pas vraiment d’intérêt littéraire. Le problème est que les traductions de ces poèmes sont souvent de mauvaise qualité, nous ne sommes plus au temps des grands poètes et traducteurs, avec Johann Wolfgang Goethe ou Dante Gabriel Rossetti. Tout le monde peut donc facilement imiter ces haïkus ou ces tanka mal traduits, mais avant d’écrire dans ces formes, faudrait-il encore avoir une culture et une écriture poétiques.

PB : L’Espace semble vous inspirer. Votre dernier ouvrage, « Rosetta suivi de Philae », rassemble cent soixante-seize haïkus sur ce thème. Pouvez-vous nous en dire plus ?

NG : Beaucoup d’êtres humains font le Mal à grande échelle. Des multinationales diffusent la vulgarité, la nausée, la pauvreté, de par le monde, sur des êtres humains fragiles, des enfants, des vieux, et c’est un acte criminel. Heureusement, Dieu rend justice aux âmes faibles, aux braves, aux martyrs. Au contraire, il est des choses qui élèvent les êtres humains. Si la poésie est une aristocratie de l’esprit, la science se place également du côté de cet axe du Bien. Ainsi, le plus endroit pour l’œil, c’est le ciel, et ses étoiles que les savants questionnent depuis la nuit des temps. Cela a été un privilège que d’écrire sur les Grandes découvertes de l’Espace, et nous n’en sommes finalement qu’au temps des premiers explorateurs, car l’avenir de l’Humanité est là-haut, et non sur la Terre. Le recueil « Rosetta suivi de Philae » est un hommage aux hommes de science qui travaillent chaque jour sur des missions de la plus haute importance, pour le genre humain, et aussi aux savants, astronomes, poètes grecs, latins, allemands… qui ont réfléchi sur le Cosmos. Mes poèmes sur la comète seront un jour traduits dans le monde entier, en Europe, pour commencer, mais il faudra encore un peu attendre.

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PB : Des multinationales (Google, Coca-Cola, MasterCard, Louis Vuitton…), des boutiques huppées, des supermarchés ou encore des grandes écoles ont été le sujet de vos poèmes. Vous considérez-vous comme un poète engagé ?

NG : Le nom des multinationales que vous citez disparaîtra prochainement, mais quand on reprend, par exemple, Bertran de Born ou Jaufré Rudel, la beauté de leurs vers résonne encore mille ans après leur passage sur Terre. À mes yeux, ces troubadours, parmi d’autres, sont les seules grandes entreprises qui existent, au service de l’éternité. De même, nul ne souviendra des petits commis qui ont dirigé ces multinationales, et de leur vivant, celles-ci auront rendu plus laide, plus vulgaire, plus idiote, la société humaine. Une multinationale ne fait que détruire les us et les coutumes des peuples, en donnant aux femmes, aux hommes et aux enfants, de fausses valeurs, le mensonge et l’artifice, loin des valeurs sacrées que peut apporter la tradition ou la religion. Quand je vois toute une jeunesse, et surtout les élites qui réduisent leur vie à des objets de consommation ou à des actes de communication, je pense que nous touchons la fin d’une civilisation. Comme un poète aime jongler avec les lettres, les syllabes et les mots, il explore forcément le monde qu’il habite. Il s’agit donc de poèmes de circonstance, comme tout poète peut en produire, au-delà de ses recueils de poésie.

PB : Vous avez également écrit sur des personnalités. Donald Trump pourrait-il vous inspirer un poème ?

NG : L’homme d’affaires Donald Trump m’a déjà inspiré un poème-liste, et je pense sincèrement que cet homme a dû écrire au moins un poème dans sa vie, pour sa mère ou son père, qu’il peut d’ailleurs m’envoyer. Le sujet d’un poème, c’est le fruit du hasard, et le poème s’exécute souvent à toute vitesse. Un mot, une étymologie, une définition, peuvent faire éclore un poème, il n’y a aucune règle à ce sujet. D’ailleurs, faut-il le rappeler, tout poète se place au-dessus des lois, car c’est un être sacré, qui s’est approprié la langue des dieux, et il est comme un ange qui fait le pont entre le ciel, les nuages et le sentiment d’habiter sur Terre.

PB : Vous avez d’ailleurs traduit les poèmes de plusieurs Présidents des États-Unis. Quel est le Président qui vous a le plus marqué par ses écrits ? Pourquoi ?

NG : Je ne connais pas suffisamment l’œuvre littéraire de ces hommes d’État. Nous pourrions penser à Abraham Lincoln, car il a eu une relation forte avec la poésie. Ce Président américain a eu la chance de vivre dans le grand siècle de la poésie, à l’heure où Charles Baudelaire peaufine « Les Fleurs du Mal ». Walt Whitman a aussi construit la légende autour de ce poète président maudit. Sa mort tragique se révèle tout à fait poétique, mystique, prophétique, et il a inspiré beaucoup de poètes, en Amérique et en Europe, Charles Dunand ou Amand Bazard, notamment. Aux États-Unis, la poésie et le pouvoir, parfois, peuvent se confondre, alors qu’en France il s’agit d’une tradition que l’on a pu voir au Moyen Âge ou à la Renaissance. Je souhaiterai d’un Président de la République, qu’il s’exprime aujourd’hui dans des poèmes en octosyllabes ou en alexandrins, peut-être aurait-il davantage de grandeur, pour son peuple.

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PB : Quels sont vos projets dans l’écriture ? Préparez-vous un nouveau recueil de poèmes ?

NG : La poésie est toujours un chantier, et vous imaginez bien que j’ai des dizaines de recueils qui se sont accumulés au fil du temps. Tout cela pourrait finir dans une corbeille à papier, je m’en porterai mieux. Prochainement, je publierai peut-être un recueil de poèmes « Ligne H : Paris Gare du Nord – Luzarches ». D’une certaine façon, nous avons dans ces poèmes deux mondes, comme en Île-de-France : le monde ancien et le monde moderne. D’un côté, la gare du Nord, symbole de la révolution industrielle, et construite sous le Second Empire, grâce au baron James de Rothschild. À l’autre bout de la ligne H, Luzarches, le berceau de Robert de Luzarches, architecte du Moyen Âge. Durant ce voyage « inactuel », nous revisitons les villages, les champs, et la commune de Saint-Denis, qui porte toute l’histoire de France, le christianisme et les rois, depuis les Mérovingiens.

PB : Merci pour vos réponses, Nicolas. Avant de nous quitter, je vous propose un petit portrait chinois.

Si vous étiez un objet céleste, vous seriez : une planète qui portera un jour mon nom, et j’espère que l’Union astronomique internationale aura la gentillesse de me faire ce plaisir.

Si vous étiez une ville, vous seriez : un hameau au XVIIe siècle dans l’endroit le plus perdu de France, car beaucoup d’esprits ont oublié que les racines de notre civilisation sont la terre, le ciel, le soleil, comme une lointaine trace de la révolution néolithique.

Si vous étiez un animal, vous seriez : un chien, car beaucoup de chiens ont accompagné la vie des grands hommes depuis l’Antiquité.

Si vous étiez un végétal, vous seriez : une plante que l’on trouve dans l’« Histoire naturelle » de Pline l’Ancien.

Si vous étiez un liquide, vous seriez : une eau, probablement sur Encelade, la lune de Saturne.

Si vous étiez un objet, vous seriez : un objet d’étude, à cause de mes poèmes.

Si vous étiez un chiffre, vous seriez : Nicolas Bourbaki ou un chiffre romain.

Si vous étiez un sentiment, vous seriez : un sentiment de liberté.

Si vous étiez un moment, vous seriez : un moment de repos.

Si vous étiez un instrument de musique, vous seriez : une lyre, d’Orphée naturellement, le « maître » de tous les poètes.

Si vous étiez un poème, vous seriez : mon dernier poème sur Gabriel Péri, député de la République française, mort à trente-neuf ans, fusillé au mont Valérien.

Plus d’informations sur le dernier recueil « Rosetta, suivi de Philae » :

http://www.lechappeebelleedition.com/nicolasgrenier_rosetta.html

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Lauréat du concours de poésie organisé par L’Arche

Je viens d’apprendre que j’étais un des lauréats du concours de poésie organisé par L’Arche !

On peut entendre mon poème, L’oiseau, déclamé par Aurélien Clause sur LA chaîne YouTube consacrée à la poésie !

Je conseille à tout poète, amateur ou confirmé, de visionner les vidéos de L’Arche. On y trouve des conseils pour comprendre la poésie, mais aussi en écrire. D’ailleurs, n’hésitez pas à conseiller cette chaîne à tous ceux qui passent le BAC de français. C’est une véritable mine d’or ! Même le site Madmoizelle le dit.

Outre le plaisir exquis d’entendre mes mots sur YouTube (je n’aurais jamais cru qu’un jour on lirait mes poèmes sur cette plateforme !), j’ai remporté le recueil du poète Nomenescio.

Nomenescio

 

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Publication du livre illustré Amarante

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C’est avec beaucoup d’émotion que je vous annonce la sortie de mon conte, Amarante, merveilleusement illustré par SENYPHINE.

J’ai travaillé des années sur cet ouvrage et le voir enfin édité chez Les chiroptères éditions me transporte de bonheur !

Vous pouvez le commander sur Amazon ainsi que dans toutes les bonnes librairies (s’il n’est pas déjà en rayon !).

Je termine ce message en vous partageant le texte en quatrième de couverture :

Cher lecteur, permets-moi de te présenter Amarante. Comme tu le vois, cette jeune femme n’est pas comme les autres. C’est une femme-contrebasse. Son corps se compose de bois et de cordes. Mais, son cœur éprouve les mêmes émotions qu’un être humain.

La créature qu’elle serre dans ses bras se prénomme Aristote, un chat-accordéon qui se prend pour un philosophe.

Tous deux ont été confectionnés dans une lutherie féérique connue de quelques initiés seulement. Malheureusement, leur créateur agit à leur encontre comme un véritable tyran. Amarante qui refuse de se soumettre aux ordres est en danger.

Aurais-tu une idée pour la sauver ?

Johan, le jeune prodige autrichien, pourra peut-être t’aider. Il vient de partir à la recherche de la lutherie. Dépêche-toi de le rejoindre !

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Publication dans la revue culturelle Muze

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Chers lecteurs, mes textes ont été remarqués par la revue culturelle Muze ! On peut me lire dans le dernier numéro, aux pages consacrées à la poésie.

La revue qui appartient au groupe Bayard est largement diffusée. Si jamais cela vous intéresse, on peut se la procurer dans de nombreuses librairies ou kiosques ainsi que sur internet.

Je suis très flatté d’avoir été choisi par Muze. J’espère que mes mots apporteront un peu de chaleur à ses nombreux lecteurs. Cela n’est pas facile, surtout au regard de l’actualité internationale, mais comme l’a écrit le poète russe Maïakovski, « il nous faut arracher la joie aux jours qui filent… ».

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Mon avis sur Contes des nuits de sang

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Chers lecteurs, cet été, j’ai découvert les Contes des nuits de sang de Laurent Mantese édités chez Malpertuis. Ce livre m’a beaucoup plu et j’ai eu envie de vous en parler dans un petit article.

Cet ouvrage se décompose en six histoires de différentes longueurs. Les quatre premières comportent 30 pages chacune, alors que les dernières dépassent les 60 pages chacune. Les Contes des nuits de sang portent bien leur nom et s’adressent à des adultes ou, à tout le moins, à des adolescents avertis.

Ce que j’ai apprécié dans ce livre, c’est tout d’abord le style de l’auteur. Les contes très bien écrits. La lecture est fluide ! Pour les dialogues (ou monologues), le vocabulaire est très précis. Chaque personnage a son éloquence, sa gouaille. Ce travail sur les mots rend les personnages très réalistes. Par exemple, j’ai été impressionné par la précision des diagnostics ou commentaires du médecin dans le conte La maison de l’araignée. Laurent Mantese connaît sur le bout des doigts le vocabulaire médical, on croirait lire un véritable spécialiste.

Également, l’auteur semble s’être bien documenté pour décrire les différents lieux ou encore les dangers auxquels les personnages sont confrontés. On trouve des références historiques (bataille de Milazzo) ou encore des extraits authentiques d’articles de presse, comme c’est le cas au début du conte Le pêcheur.

S’agissant des intrigues, elles sont bien menées parfois même haletantes. Mon conte préféré est celui intitulé Les enragés. La construction narrative est très intéressante. En effet, l’histoire est racontée à travers le point de vue des différents personnages. L’effet est saisissant !

Les personnages sont d’ailleurs le très gros point fort du livre. La palette est large et originale. Il peut arriver que le personnage principal soit un anti-héros, pour ne pas dire un sale type (comme dans Les monts de Madonie). Ce qui est aussi déroutant que plaisant !

Le livre se termine par une note au lecteur. À cette occasion, l’auteur revient sur certains détails ou références glissés dans les contes, révélant par exemple l’étymologie du nom d’un personnage. Cette note est une bonne idée. J’aurais aimé en trouver une dans certaines œuvres lues récemment.

In a nutshell, je ne peux que conseiller ce superbe livre !

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Prix du Ministère de la Culture et de la Communication

Photographie prise par Audrey VIDAL

Photographie prise par Audrey VIDAL.

Chers lecteurs, à l’occasion des Jeux floraux du Genêt d’or, votre serviteur a eu l’honneur de recevoir le Prix du Ministère de la Culture et de la Communication pour ses compositions en poésie.

Les Jeux floraux sont une véritable institution dans le monde du 5e art. Ils distinguent chaque année les meilleurs poètes et ce depuis des temps anciens, l’Académie des Jeux floraux ayant été fondée en 1323… Les deux villes organisatrices, Toulouse et Perpignan (les villes historiques des troubadours) ont rapidement attiré les plus grands poètes d’Europe.

Plusieurs poètes éminents y ont été primés. Les Jeux floraux de Toulouse ont notamment récompensé Chateaubriand mais aussi Victor Hugo alors âgé de 17 ans ! Ceux de Perpignan (dits du Gênet d’or) ont révélé Maurice Carême, que nos amis belges surnomment le Prince des poètes.

Les Jeux floraux ont traversé les époques et continuent de recevoir le soutien des pouvoirs publics. L’édition 2016 du Genêt d’or marque un tournant dans ma vie littéraire. Et pour cause, j’ai obtenu la plus haute distinction en langue française : le prix du Ministère de la Culture et de la Communication.

J’ai reçu mon prix au cours d’une cérémonie somptueuse (et je pèse mes mots). En guise de trophée, le jury composé de personnalités du monde de la littérature et de l’enseignement m’a remis un authentique vase de Sèvres offert par le Ministère de la Culture et de la Communication.

Vase de Sèvres

Je suis très fier de ce trophée, presque amoureux. J’ai encore du mal à réaliser que le Ministère l’a commandé à la Manufacture de Sèvres exprès pour moi…

J’aurais encore bien des choses à confier. Mais, je préfère abréger ce récit avant d’en perdre le fil. J’espère simplement qu’il vous a donné envie de lire ou d’écrire de la poésie. Pour ceux que cela intéresse, il est possible d’accéder librement à mes poèmes primés.

Edit : On m’a fait remarquer que la Dépêche du Midi m’avait consacré un petit article.

Edit n°2 : Le Journal d’ici a également relayé l’information !

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